Belgique en guerre / Événements

La "Légion belge" voit le jour

Thème - Résistance

Auteur : Colignon Alain (Institution : CegeSoma)

La rapprochement opéré depuis plusieurs mois entre l’Armée Belge Reconstituée du colonel Lentz et la Légion Belge du capitaine-commandant Claser aboutit à une fusion réelle sous la dénomination « Légion belge ». La nouvelle structure, unitaire, reçoit une direction collégiale : le capitaine-commandant Charley Claser (le fondateur), le colonel Robert Lentz (chef de l’organisation de combat), Charles Vander Putten ( à la tête de l’organisation politique et comme suppléant de Claser) et André Boereboom (chargé des Services et suppléant de Lentz). Un cinquième membre viendra s’ajouter en septembre 1941, le colonel Jules Bastin, commandant de la « réserve générale ». En outre, sous l’influence de Boereboom, la nouvelle entité opère un recentrage en excluant de ses rangs le responsable de sa section politique, le professeur Charles Terlinden, autoritaire fascisant (16 juillet). Un mois plus tard, c’est au tour de Xavier de Grunne  d’être exclu après avoir publié sans autorisation et avoir fait diffuser parmi les rangs des « légionnaires belges »  La Belgique loyale,  une brochure ultra-neutraliste renvoyant dos à dos Anglais et Allemands jugée à ce moment inappropriée.  En fait, à partir de septembre 1941, la Légion belge se profile désormais beaucoup plus comme une formation anti-allemande et non plus comme une force supplétive de maintien de l’ordre.  Mais les ministres belges présents à Londres mettront un certain temps à prendre conscience de ces glissements…

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