Belgique en guerre / Personnalités

Louise de Landsheere

Auteur : De Coster Gerd

Louise de Landsheere est née à Bruxelles le 15 octobre 1908. Adolescente, elle bénéficie d’une éducation classique. Plus tard, elle suit des cours à l’Ecole supérieure de jeunes filles, où enseignent des professeurs de l’Université de Louvain. Après l’obtention de la licence, elle poursuit des études à l’Ecole supérieure de Commerce à Louvain.

Des débuts dans le réseau Zéro

Peu après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale – elle est toujours étudiante à l’Université de Louvain –, elle fait, à l’exemple de son père au cours de la Première Guerre mondiale, ses premiers pas dans a résistance. Sous le nom de « Martine », elle devient chef adjointe du service de renseignements Zéro et aide aux filières d’évasion créée par ce réseau en direction de la Grande-Bretagne.  Rapidement, elle s’engage également dans la diffusion de La Libre Belgique-Peter Pan, jusqu’à son arrestation le 5 mai 1942 par les Allemands. Jugée et condamnée à sept ans de travaux forcés par un tribunal militaire allemand en décembre 1942, Louise de Landsheere est alors déportée en Allemagne où elle passe près de trois ans dans des camps de femmes comme Anrath, Jauer et Aichach. Autant que possible, elle continue d’y participer à des actions de résistance et de sabotage du travail imposé. 

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Droits d'auteur : CegeSoma
Légende d'origine : CegeSoma

Un engagement au nom de la résistance

Libérée le 29 avril 1945, Louise de Landsheere est reconnue comme résistante et invalide de guerre. Elle est également titulaire de diverses distinctions. Sur le plan professionnel, elle est engagée comme rédacteur à La Cité Nouvelle (1946) et comme correspondante des journaux Vers l’Avenir et La Métropole (1947-1955). A partir de 1950, elle est également rédactrice au compte rendu analytique du Sénat où elle termine sa carrière professionnelle. 

Du fait de son engagement de  résistante, elle milite dans toute une série d’associations patriotiques où, à partir de 1960, elle joue un rôle croissant. Membre de l’Amicale des Femmes des Camps, du Fonds social des Prisonniers politiques, Ascendants, Veuves et Orphelins ainsi d’autres associations, elle est aussi et surtout l’une des chevilles ouvrières de l’Union des Services de Renseignements et d’Action (USRA). 

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Institution : CegeSoma
Droits d'auteur : CegeSoma
Légende d'origine : Louise de Landsheere. Collection Raphaël Algoet - Retour de Dachau

Bibliographie

De Coster, Gerd. Inventaires 27. Archives Louise de Landsheere. Brussel : CREHSGM, 1992.

Pour en savoir plus...

28027 Articles Femmes dans la résistance Maerten Fabrice
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