Belgien im Krieg / Ereignisse

Première Guerre mondiale (influence de la)

Thema - Kollaboration

Verfasser : De Wever Bruno (Institution : UGent)

Collaboration et lois de répression

L'histoire de l'occupation et de la répression pendant et après la Seconde Guerre mondiale est indissociablement liée à l'histoire de la Première Guerre mondiale. Les courants sociaux qui donnent forme à la collaboration naissent lors de la Première Guerre mondiale, ou en sortent renforcés. Tel est le cas du nationalisme flamand antibelge, qui trouve sa source dans le mouvement frontiste né au sein de l'armée belge sur le front de l'Yser, et de la collaboration en pays occupé - appelé activisme. L'activisme est pro-allemand et l'une de ses branches se réclame du pangermanisme, qui existait déjà avant la guerre. Pendant le premier conflit, le gouvernement belge au Havre promulgue des arrêtés-lois afin de pouvoir punir la collaboration. De nouveaux arrêtés-lois viendront compléter ce cadre légal dans l'entre-deux-guerres et pendant la Seconde Guerre mondiale.



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Institution : CegeSoma
Sammlung : Sipho
Urheberrecht : Droits Réservés
Legende des Ursprungs : De XXIIIe IJzerbedevaart - 23 augustus 1942. Het volk aan de IJzertoren. [Frei gegeben durch zensur]

Flamenpolitik et Belgienpolitik

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Institution : CegeSoma
Urheberrecht : Droits Réservés
Legende des Ursprungs : Non légendée

La collaboration pendant la Première Guerre mondiale est le résultat de la Flamenpolitik allemande, destinée à déstabiliser la Belgique et à faire passer la Flandre dans la sphère d'influence de l'Allemagne. Hitler renoue avec cette politique lorsqu'il ordonne en 1940 de favoriser les Flamands - des Germains - plutôt que les Wallons, qui sont des Latins, et lorsqu'il fait libérer en 1940 les prisonniers de guerre flamands. En juillet 1944, il ordonne de faire de la Flandre un Reichsgau. Le même sort attend la Wallonie entre-temps qualifiée de germanique. Cela signifie la fin de la Belgique.

Pas d'amnistie pour les récidivistes

Après la Première Guerre mondiale, le mouvement flamand se bat en faveur de l'amnistie à accorder aux activistes. Ce qui débouche sur la loi 'de clémence' de 1929, qui déclare les peines irrévocables mais dépassées. Le mouvement flamand continue sa mobilisation pour l'octroi d'une amnistie générale, à laquelle s'opposent les organisations d'anciens combattants. Une loi d'amnistie est adoptée en 1937. Le refus de l'amnistie après 1945 est notamment justifié par le fait que le nationalisme flamand antibelge a collaboré à nouveau pendant la Seconde Guerre mondiale et que de nombreux activistes condamnés après la Première Guerre ont récidivé.

Pour en savoir plus...

24209.jpg Artikel Mouvement flamand De Wever Bruno
285390.jpg Artikel Flamenpolitik De Wever Bruno