Belgien im Krieg / Ereignisse

La Belgique est progressivement libérée.

Thema - Widerstand - Militärgeschichte

Verfasser : Colignon Alain (Institution : CegeSoma)

Libération de Bruxelles par des éléments de la 1ère division blindée de la Garde britannique, secondés par la résistance locale.

Le 4 septembre, les hommes du réseau « Samoyède », chargés depuis 1943, sous la houlette de Freddy Veldekens, d’activer une série de radios libres sitôt que l’occupant aura tourné les talons, commencent à réaliser leur projet dans le Hainaut et parviennent à mettre en route à très brefs délais  4 stations d’émission sur les 8 envisagées.
Et, enfin, toujours le 4 septembre, le port d’Anvers est enlevé sans destructions majeures grâce à la coopération efficace de la résistance locale (bénéficiant d’un « Comité de coordination » depuis novembre 1943) avec les unités britanniques du lieutenant-colonel Silvertop. C’est la résistance qui guide depuis Boom les forces libératrices, leur permettant de contourner les principales défenses allemandes, et c’est cette même résistance qui les assistera dans la sécurisation du tunnel sous l’Escaut ou dans la liquidation des poches ennemies au centre-ville. Quant aux installations portuaires, elles sont sauvées grâce aux initiatives du MNR Eugène Colson. De même, en matinée, Charleroi s’était libérée à peu près seule par une mobilisation des différents mouvements de résistance (combats du pont de l’Ecluse).
Plus globalement, dans le dégagement du Hainaut industriel par les divisions U.S., la résistance s’avérera auxiliaire efficace…quand l’ennemi est pressé de décrocher et a perdu une bonne part de sa cohésion ou de ses vertus combattives. Dans le cas contraire, on enregistrera souvent des catastrophes, que ce soit le 1er septembre à Graide (15 maquisards tués sur place), le 5 septembre à Saint-Léger-lez-Virton (trois civils abattus et 114 maisons incendiées), le 9 septembre à Marcourt (9 civils tués, la localité incendiée) et surtout les  5-6 septembre à Forêt-Trooz (36 résistants « AS » éliminés + 22 autres le lendemain à l’île Monsin, à Liège). Au cours de ces affrontements, la résistance armée, non secondée par les Alliés, montre ses limites : manque d’encadrement, manque d’armement et faiblesses dans la coordination entre mouvements.