Le libéral Albert Lilar (1900-1976) est ministre de la Justice à quatre reprises après la guerre. Sous la coalition dirigée par Huysmans (socialistes, libéraux et communistes – du 3 août 1946 au 20 mars 1947), il annonce, dans un discours à la radio, le début d'une large politique de reclassement et de rééducation. Les tutelles et l'idée de la rédemption par le travail sont lancées sous son initiative. Il plaide en toute clarté pour un assouplissement de la répression et est le premier à la mettre structurellement en pratique. Sous le gouvernement bleu-romain Eyskens I (11 août 1949 au 8 juin 1950), il est le premier ministre de la Justice d'après-guerre à ne faire exécuter personne après les hostilités. Au sein du cabinet libéral-socialiste Van Acker IV (23 avril 1954-26 juin 1958) et du gouvernement bleu-romain Eyskens IV (3 septembre 1960-25 avril 1961), il instruit et prépare même les dernier dossiers relatifs à des libérations conditionnelles. À chaque fois, la politique d'Albert Lilar se caractérise par une vision humaniste et libérale sur l'exécution des peines.

Bibliographie

Grevers, Helen. Van Landverraders Tot Goede Vaderlanders : De Opsluiting van Collaborateurs in Nederland En België 1944-1950. Amsterdam: Balans, 2013.

Aerts, Koen. “Repressie Zonder Maat of Einde?” De Juridische Reïntegratie van Collaborateurs in de Belgische Staat na de Tweede Wereldoorlog. Gent: Academia Press, 2014.

Huyse, Luc, and Steven Dhondt. Onverwerkt Verleden : Collaboratie En Repressie in België 1942-1952. Leuven: Kritak, 1991.


Pour en savoir plus...

ara_genade_83536-1-modifiA Artikel Grâce - répression Aerts Koen
ara_voorlopige_invrijheidstelling_107223-modifiA Artikel Ministre de la Justice - répression Luyten Dirk