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“Study the historian before you study the facts.” Expérience d’historiens en Communauté germanophone

Thème - Collaboration - Justice

Auteurs : Brüll Christoph (Institution : ULG) - Fickers Andreas

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Christoph Brüll

historien et enseignant-chercheur au Centre for Contemporary and Digital History de l’Université du Luxembourg et président du conseil scientifique du Zentrum für Ostbelgische Geschichte.

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Andreas Fickers

historien et directeur du Centre for Contemporary and Digital History de l’Université du Luxembourg.

Si la discipline historique a, depuis longtemps, renoncé au postulat de l’objectivité et qu’aucun étudiant en Histoire ne peut ignorer que le savoir historique n’est jamais neutre, les historiens sont plutôt réticents à présenter longuement des réflexions sur leur propre passé pour expliciter leur position. Certes, nous rendons compte de manière plus ou moins critique du contexte de production de nos écrits et réflexions. Mais : en quoi notre propre vécu, notre histoire personnelle contribuent-ils à forger nos analyses (1) ? Notre passé familial ne dit-il pas quelque chose de notre pratique historienne ? Les émotions liées à ce passé n’interfèrent-elles pas dans notre aspiration à garder nos distances avec l’objet de notre travail ? Ces questions se posent avec plus d’acuité encore quand il s’agit d’un passé proche générant autant d’émotions et de tensions comme la Seconde Guerre mondiale – avec des séquelles pouvant parfois se prolonger jusqu’au jour d’aujourd’hui. Alors que nous tentons de faire la lumière sur la société belge ou les sociétés européennes durant les années 1930-1950, périodes de crises et de violences, rares sont ceux parmi nous qui s’intéressent à leur passé familial et, surtout, le présentent dans ce contexte(2)               

A la recherche de nouvelles perspectives

Depuis 2013, un groupe d’historiens, piloté par le Zentrum für Ostbelgische Geschichte et son directeur, Carlo Lejeune, entreprend la publication de Grenzerfahrungen (« expériences frontalières »), une série d’ouvrages sur l’histoire de l’actuelle Communauté germanophone de Belgique (3). L’objectif de ces publications est double : fournir une présentation et une analyse qui touche un grand public – surtout dans la petite région elle-même –, mais aussi placer l’historiographie relative à la région sur la carte de l’historiographie européenne. A ce jour plus de 50 historiennes et historiens ont participé à cette aventure éditoriale. Pour les volumes relatifs à l’époque contemporaine, une dizaine d’historiens et de chercheurs, originaires de la région ont réalisé l’essentiel du travail. 

La conception du volume 4, qui porte sur la période d’un après-guerre à l’autre s’est révélé être un défi de taille pour l’équipe qui s’est réunie pour la première fois en 2016. Or, ce volume était probablement l’un des plus attendus puisqu’il traite d’une période particulièrement complexe pour la région, avec trois changements de nationalité en un quart de siècle. Depuis la fin des années 1990, beaucoup de choses ont changé. Alors que les travaux parus vers 2000 déploraient toujours – à juste titre – le refoulement du passé et mettaient en évidence les mécanismes d’une amnésie ordonnée dans la région (4) quinze ans plus tard, les cantons de l’Est sont devenus un champ de recherche assez foisonnant – compte tenu de leur petite taille – de l’histoire politique et sociale. Qui plus est, il n’y a plus seulement les historiens de la région, mais aussi des chercheurs « extérieurs » qui s’y consacrent (5). Ce qui manquait alors surtout était une Erfahrungsgeschichte (« histoire de l’expérience vécue ») des concernés. Les outils étaient disponibles tant en matière de recherches sur la génération, sur le quotidien et la microhistoire que sur les fonctions de la mémoire. Le matériel était également vite trouvé : nous voulions nous servir de la méthode biographique afin d’approcher la dimension des « attentes » et des « futurs possibles » de celles et ceux qui avaient vécu ce passé mouvementé.

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Institution : Andreas Fickers
Collection : Collection privée
Légende d'origine : L’album de photo de la famille Laschet, illustré par un des fils, montre Hubert Laschet, grand-père d’Andreas Fickers, comme milicien dans l’armée belge.

Une expérience historienne...

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Collection : Collection privée
Légende d'origine : Après l’annexion des cantons de l’Est, Hubert Laschet entre dans la SA et le NSDAP et est enrôlé dans la Wehrmacht en avril 1942. Comme de nombreux habitants de la région, il est interné à Verviers après son retour de la captivité de guerre.

Au cours de nos échanges est alors apparue l’idée de travailler sur notre propre passé familial. Comme souvent, cette idée résulte à la fois de considérations pragmatiques – mettre la main sur des sources biographiques dans le contexte familial – et scientifiques. En tout, sept historiens – malheureusement aucune historienne – y ont participé. Ils sont issus de tranches d’âges et de localités différentes (6).Tous appartiennent à la génération des enfants ou des petits-enfants des concernés. Si pour certains, il s’agissait de poursuivre une expérience déjà en cours (7), pour d’autres, c’était l’occasion de démarrer ce type de recherches. La documentation familiale (lettres, journaux personnels, photos etc.) a été complétée par des interviews là où c’était possible et le récit familial existant a été systématiquement confronté à la documentation officielle. Pour ce faire, les auteurs de ces lignes ont dépouillé les dossiers d’auditorat militaire sur base de listes de membres des familles. Ont également été consultées les archives du Service des Victimes de Guerre et de certains mouvements de résistance. La forme de la présentation des résultats n’avait pas été fixée à l’avance. Sans surprise, elle oscille entre des récits très personnels et des récits assez distants. Certains collègues se sont centrés sur le passé familial entre 1920 et 1950, d’autres ont également problématisé le cheminement qu’avait pris leur reconstitution de ce passé.

...et ses résultats

Dans le texte introductif du volume « Changements de nationalité, conflits d’identité, expériences de guerre », nous avons tenté d’analyser ces récits, tout en développant un cadre interprétatif général pour le comportement et les actions de la population des cantons de l’Est entre 1920 et 1950 (8). Nous avons dégagé trois enseignements majeurs de notre expérience. 

Alors que l’historiographie sur la région est, depuis des décennies, centrée sur le binôme « pro-belge »/ « pro-allemand » pour présenter la polarisation politique et sociale engendrée par le changement de nationalité de 1920 et ses conséquences (9), la portée analytique de celui-ci est, en réalité, trop réduite. La problématique liée à ce type de couple de mots a d’ailleurs été analysée il y a longtemps par Reinhart Koselleck, qui parle de asymmetrische Gegenbegriffe (« concepts antonymes asymétriques ») (10). L’approche (auto)biographique a révélé clairement leur caractère par trop statique et réducteur de complexité. Généralement, les travaux se sont limités au constat que la division entre « pro-Belges » et « pro-Allemands » déchirait des familles dans la région. S’il reste vrai que les sentiments d’identité nationale pouvaient diverger au sein d’une même famille, notre étude montre que, notamment, les liens familiaux et sociaux dépassaient largement les clivages politiques. La catégorisation avec son caractère prétendument univoque est surtout intervenue dans l’après-guerre lors des instructions et enquêtes dans le cadre de la répression des collaborations. On est bien plus dans un schéma où le gris l’emporte plutôt qu’un schéma noir et blanc. Si on veut comprendre et expliquer le comportement de la population des cantons de l’Est, se passer du binôme « pro-belge »/ « pro-allemand » permet de s’interroger sur la marge de manœuvre de l’individu dans ces circonstances, sans verser dans un récit qui voit les hommes et femmes de l’époque comme victime d’évolutions qu’ils ne pouvaient influencer.

Afin de théoriser notre démarche (11), nous nous sommes tournés vers la psychologie sociale à laquelle nous avons emprunté le concept du Situativer Opportunismus (« opportunisme situationnel ») dans la définition d’Uwe Schimank (12). Celui-ci s’insère dans le contexte de la société moderne où chaque individu est appelé quotidiennement à prendre des centaines de décisions dont la portée varie évidemment énormément. En même temps, notre quotidien se caractérise aussi par le fait que beaucoup de choses ont déjà été décidées : le système politique, la famille, la catégorie sociale, etc. Ces structures préfigurent nos possibilités d’action et de décision sans toutefois les limiter complètement. C’est l’horizon qui a délimité nos actions, tout en les rendant possibles. Comme le dit le sociologue Andreas Reckwitz, la « logique du général » et la « logique du singulier » sont en concurrence permanente et entre elles deux existe l’« espace des possibles » (13). Il ne s’agit donc pas seulement de considérer des décisions biographiques comme des actions historiques qui doivent être remises dans leur contexte, mais de prendre en compte les identités et les rôles multiples des acteurs. Chaque rôle offre un grade de liberté.

Une dernière observation que nous voulons présenter ici concerne le rôle du silence. La phase du silence, observable dans les sociétés occidentales dans les années 1950 et 1960 concernant le passé de guerre a, sans surprise, également existé dans les cantons de l’Est. Elle y a été interprétée comme le résultat des expériences de l’entre-deux-guerres et de l’annexion de 1940-1944, mais aussi comme une conséquence négative de l’après-guerre et des enquêtes massives contre la population (rappelons simplement que la justice a ouvert des dossiers concernant plus de 15.000 personnes, c.à.d. un quart de la population). Ce silence est alors vu principalement comme un geste de protection, de défense contre toute culpabilisation – au prix de rejet de tout questionnement des comportements individuels. Cela reste vrai. Toutefois, le regard sur le passé familial nous a ouvert les yeux sur une réalité que, jusque-là, nous avions seulement exploré de manière plus ou moins abstraite : le silence comme étape nécessaire dans la reconstruction d’une paix sociale dans des communautés sociales, telles les villages dans les cantons de l’Est. Un regard exclusivement moralisateur aurait du mal à considérer que le silence peut comporter des « vertus ». L’historien doit, à notre sens, davantage prendre en compte que plusieurs formes de silences ont pu coexister dans l’après-guerre. Ce silence renvoie finalement aussi aux sept formes différentes de l’oubli (e.a. l’oubli constructif et l’oubli thérapeutique) qu’Aleida Assmann a analysées récemment et à la différence qu’elle établit entre Speichern (enregistrer) et Erinnern (se rappeler) (14). 

Nous avons exploré cette piste à travers des exemples biographiques et un événement bien connu, mais souvent mal compris de l’histoire de la région, la « consultation populaire » de 1920. L’article 34 du Traité de Versailles offrait à la population la possibilité de s’inscrire publiquement dans des listes pour manifester le rejet du changement de nationalité. A la fin de la période de consultation en juillet 1920, seuls 271 sur 33.726 votants s’y étaient inscrits. Les explications habituelles avancent la résignation de la population, encore décrite comme passive, et les mesures de représailles exercées par les autorités belges pour contrer les agissements allemands dans la région. L’opportunisme situationnel permet de mieux comprendre que ne pas décider ne veut pas dire qu’on se résigne ou qu’on reste simplement passif.

 

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Institution : Christoph Brüll
Collection : coll. privée
Légende d'origine : La famille Zimmermann-Drosson d’Eupen dans les années 1930. Pendant la guerre, Heinrich (assis, 1er à gauche), grand-père de Christoph Brüll, fait partie des premiers « enrôlés de force » de la région annexée à l’automne 1941. Parmi les autres frères, nous trouvons notamment un volontaire de la Wehrmacht et un déserteur. Trois fils décèdent sur le front de l’Est ou des suites de blessures de guerre.
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Institution : Archives de l'Etat, Liège
Collection : Fonds de la prison de Verviers, Archives du centre d'internement de Verviers
Légende d'origine : Non légendée
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Institution : Archives familiales Brüll
Droits d'auteur : Famille Brüll
Légende Web : Groupe des Jeunesses hitlériennes à Eupen en 1940. Suite à l’annexion des Cantons de l’Est par l’Allemagne, les Jeunesses hitlériennes deviennent officiellement l’unique mouvement de jeunesse.

L'expérience continue

L’exploration de notre passé familial ne s’est pas arrêtée avec la parution de l’ouvrage. Nous avons tenté de prendre du recul, mais aussi de fournir au public en Communauté germanophone l’occasion de suivre cette piste. Nous l’avons par exemple encouragé à travers une série d’émissions de radio, que la Belgischer Rundfunk  diffuse actuellement à l’occasion du centenaire de l’appartenance des cantons de l’Est (15). Dans le troisième épisode, intitulé Prodeutsch/Probelgisch? Geschichte jenseits von Schwarz-Weiß-Malerei (« Pro-allemand/Pro-belge ? L’histoire au-delà du noir et blanc »), nous avons d’ailleurs repris les résultats de notre expérience historienne (16).

 

Par ailleurs, nous avons également intégré cette piste dans notre enseignement universitaire où nous menons actuellement avec les étudiants du Master en Histoire de l’Europe contemporaine de l’Université du Luxembourg un séminaire intitulé Reconstructing broken lives: how to write historical biographies of 20th century people (17). Dans ce cadre, et la raison est aisément compréhensible au vue de l’âge des étudiants, l’histoire familiale aussi est liée à d’autres phénomènes-clé, tels que les migrations ou la désindustrialisation. Toutefois, un nombre important d’étudiants a choisi d’étudier leur histoire familiale en rapport avec la Seconde Guerre mondiale, preuve que cette période continue de passionner !

Notes

 Le titre de cette contribution est un emprunt à Edward H. Carr, The Historian and His Facts, in: Id., What is History?, éd. par R. W. Davies, Penguin Books, Harmondsworth/ Middlesex, 1987, p. 7-30 (1ère edition 1961).

(1)    Sur la question des modalités de l’incorporation de l’historien dans sa propre histoire, voir Meg Foster, Drawing the historian back into history: creativity, writing, and The Art of Time Travel, in : Rethinking History, 22:1 (2018), p. 137-153, https://doi.org/10.1080/13642529.2017.1421119. Elle se réfère surtout à Tom Griffiths, The Art of Time Travel: Historians and Their Craft, Melbourne, Black Inc. Books, 2016.

(2)    On peut mentionner le succès de librairie de certains ouvrages d’historiens comme Eric Hobsbawm, Fritz Stern ou Saul Friedländer publiés sous la forme spécifique de l’autobiographie.

(3)    David Engels/ Carlo Lejeune (éds), Grenzerfahrungen. Eine Geschichte der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens, vol. 1: Villen, Dörfer, Burgen (Altertum und Mittelalter), Eupen, GrenzEcho, 2015 ; Carlo Lejeune (éd.), Grenzerfahrungen. Eine Geschichte der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens, vol. 2: Tuche, Töpfe, Theresianischer Kataster (1500-1794), Eupen, GrenzEcho, 2015 ; Carlo Lejeune (éd.), Grenzerfahrungen. Eine Geschichte der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens, vol. 3: Code civil, beschleunigte Moderne und Dynamiken des Beharrens (1794-1919), Eupen, GrenzEcho, 2017 ; Carlo Lejeune/ Christoph Brüll/ Peter M. Quadflieg (éds), Grenzerfahrungen. Eine Geschichte der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens, vol. 4: Staatenwechsel, Identitätskonflikte, Kriegserfahrungen (1919-1945), Eupen, GrenzEcho, 2019 ; Carlo Lejeune/ Christoph Brüll, Grenzerfahrungen. Eine Geschichte der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens, vol. 5: Säuberung, Wideraufbau, Autonomiedebatten (1945-1973), Eupen, GrenzEcho, 2014. Un sixième volume qui traitera de la période entre 1973 et 2000 est en préparation. 

(4)    Freddy Cremer, « Verschlusssache Geschichte ». Über den Umgang mit der eigenen Vergangenheit, in : Carlo Lejeune/Freddy Cremer/Andreas Fickers, Spuren in die Zukunft. Anmerkungen zu einem bewegten Jahrhundert, Büllingen, Lexis, 2001, p. 9-26 ; Andreas Fickers, Gedächtnisopfer. Erinnern und Vergessen in der Vergangenheitspolitik der deutschsprachigen Belgier im 20. Jahrhundert, in : Zeitenblicke, 2004/1 (http://www.zeitenblicke.de/2004/01/fickers/index.html)

(5)    Les publications sur la Communauté germanophone de Belgique sont facilement repérables via les bibliographies rétrospectives composées par Werner Mießen (1945-2013, une suite est en préparation) :  http://www.arch.be/docs/brochures/deutschsprachige-gemeinschaft-belgiens_bibliographie_1945-2002_I.pdf ; http://www.arch.be/docs/brochures/deutschsprachige-gemeinschaft-belgiens_bibliographie_1945-2002_II.pdf ; http://www.arch.be/docs/brochures/deutschsprachige-gemeinschaft-belgiens_bibliographie_2003-2008.pdf ; http://www.arch.be/docs/brochures/deutschsprachige-gemeinschaft-belgiens_bibliographie_2009-2013.pdf.

(6)    Philippe Beck (1976), Christoph Brüll (1979), Andreas Fickers (1971), Carlo Lejeune (1963), Werner Mießen (1945), Alfred Rauw (1958), Vitus Sproten (1993).

(7)    Werner Mießen , Hubert Mießen – eine ostbelgische Biographie im 20. Jahrhundert, in: Christoph Brüll, Zoom 1920-2010. Nachbarschaften neun Jahrzehnte nach Versailles, Eupen, GrenzEcho, 2012, p. 163-190. La biographie de Nikolaus Brüll, grand-père paternel de Christoph Brüll, a fait l’objet d’une présentation de Margot Brulard sur ce site : https://www.belgiumwwii.be/destins-de-guerre/nikolaus-brull.html.

(8)    Andreas Fickers/ Christoph Brüll, Ein Experiment kollektiver Gewissensprüfung. Situativer Opportunismus und kumulative Heroisierung, in: Lejeune/ Brüll/ Quadflieg, vol. 4, p. 8-39.

(9)    C’est encore le cas des notices de Christoph Brüll sur ce site : https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/lieux/cantons-de-lest.html.

(10) Reinhart Koselleck, Zur historisch-politischen Semantik asymmetrischer Gegenbegriffe, in: Id., Vergangene Zukunft. Zur Semantik historischer Zeiten, Francfort/M., Suhrkamp, 1989 (1ère éd. 1979), p. 211-259 (éd. française : Paris, Ed. de l‘EHESS 1990).

(11) Ce qui suit est largement repris de Fickers/ Brüll, Experiment, p. 16-19.

(12) Uwe Schimank, Die Entscheidungsgesellschaft. Komplexität und Rationalität in der Moderne, Wiesbaden, Verlag für Sozialwissenschaften, 2005, ici p. 242-244.

(13) Andreas Reckwitz, Die Gesellschaft der Singularitäten. Zum Strukturwandel der Moderne, Francfort/M., Suhrkamp, 2017.

(14) Aleida Assmann, Formen des Vergessens, Göttingen, Wallstein, 2016.

(15) https://www.c2dh.uni.lu/thinkering/sendereihe-100-jahre-ostbelgien-im-brf-belgischer-rundfunk.

(16) https://brf.be/regional/1365412/.

(17) Le titre du séminaire renvoie à Konrad H. Jarausch, Broken lives:  How Ordinary Germans Experienced the 20th Century, Princeton/ Oxford, Princeton University Press, 2018.

En savoir plus

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