Belgien im Krieg / Artikel

Exekution - Repression

Thema - Kollaboration - Justiz

Verfasser : Campion Jonas (Institution : UCL-CHDJ)

Zwischen November 1944 und August 1950 wurden in Belgien 242 der 2940 von den Militärgerichten verhängten Todesurteile im Rahmen der Strafen von Kollaboration und Kriegsverbrechen vollstreckt. Dies waren Sträflinge, die nicht begnadigt worden waren. Unter ihnen befinden sich 237 Belgier, darunter 4 Frauen. 133 sind französischsprachig und 104 sind niederländischsprachig.

Pratiques et portées symboliques de l’exécution

Artikel 8 des Strafgesetzbuches besagt, dass "jeder zum Tode Verurteilte zu enthaupten ist", mit Ausnahme derjenigen, die von einem Militärgericht verurteilt wurden, denn diese Personen werden von der Armee hingerichtet. Im Herbst 1944 stellten die Gendarmen, entgegen der Gewohnheit und trotz Proteste, die Exekutionskommandos zusammen. Sie lösten das Heer ab, um die neu aufzustellende Armee zu entlasten.

Auch die öffentliche Zuschaustellung der Hinrichtungen wurde in Frage gestellt: Nach dem Krieg wurden diskrete Orte bevorzugt, zu denen die Öffentlichkeit keinen Zutritt hatte und an denen sie sich nicht versammeln konnte. Militärische Standorte oder Kasernen wurden daher bevorzugt. Große Aufmerksamkeit wurde auch der materiellen Organisation der Hinrichtungen gewidmet.

Die zugrundeliegende Botschaft dieser Maßnahmen ist klar: Um als legitim und wiederherstellend wahrgenommen zu werden, muss die Gerechtigkeit unter den besten Bedingungen ausgeübt werden.


En son article 8, le Code Pénal stipule que « tout condamné à mort aura la tête tranchée », à l’exception des personnes poursuivies par tribunaux militaires. Celles-ci sont fusillées par l’armée. À l’automne 1944, ce sont les gendarmes qui, contrairement à la tradition et malgré leurs protestations, composent les pelotons d’exécution. Ils remplacent la troupe, afin de préserver une armée en voie de reconstruction.

Le caractère public des exécutions est également discuté : après la guerre, on favorise autant que possible des lieux discrets, où le public ne pourra ni se rendre, ni se recueillir. Les terrains militaires ou les casernes de gendarmerie sont ainsi privilégiés. On est également attentif à l’organisation matérielle des exécutions.

Le message sous-jacent à ces mesures est explicite : pour être perçue comme légitime et restauratrice du droit, la Justice doit être rendue dans les meilleures conditions possibles.

Anzahl der Todesurteile und Hinrichtungen während der Repression

Bibliographie

Aerts, Koen. “La Peine de Mort Dans La Belgique d’après-Guerre: Un Sacrifice Symbolique (1944-1950) ?” Histoire et Mesure 13, no. 1 (2008): 191–204.

Campion, Jonas. “Le Rétablissement de La Légalité Policière Après La Seconde Guerre Mondiale : Les Gendarmeries Belge, Française et La Koninklijke Marechaussee Néerlandaise.” Université catholique de Louvain, 2009.

De Brouwer, Jérôme. “‘Un Peuple Civilisé n’Use Du Dernier Supplice Qu’avec Répugnance…’ : La Peine de Mort En Belgique Au 19e Siècle.” Ph.D. Thesis, Université catholique de Louvain, 2009.

Huyse, Luc, and Steven Dhondt. La Répression Des Collaborations 1942-1952 : Un Passé Toujours Présent. Bruxelles: CRISP, 1993.


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