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Institution : CegeSoma
Légende d'origine : Marie-Louise Boterman, s.d.
Mes recherches / Résistance / Les sources

Les archives de la Ligue des V

Auteurs : Maerten Fabrice (Institution : CegeSoma/Archives de l'État) - Willems Bart (Institution : CegeSoma/Archives de l'État )

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Qui ?

Juste après la Libération, des membres l’Armée Secrète (AS) se regroupent, soit par région, soit en fonction de leur appartenance à des réseaux de résistance qui, durant l’Occupation, restent relativement indépendants de l’AS. L’un de ces regroupements est la Ligue des V.

La Ligue des V naît en septembre 1940 à Gand, sous le nom Victoire‑Liberté. Le groupe est dirigé par des membres de la famille de Hemtinne, une lignée anoblie d’industriels catholiques. En 1941, Victoire‑Liberté fusionne avec un autre groupe fondé à Blankenberge, ce qui donne naissance à la Ligue des V. À partir de ce moment, ses membres se consacrent surtout à la collecte d’informations pour différents réseaux avec lesquels ils et elles collaborent. Mais, en raison de nombreuses arrestations, la plupart des résistant·es recruté·es par la Ligue des V passent, dès 1942, au combat armé. Ils et elles terminent la guerre au sein de l’Armée secrète.

Quoi ?

Les archives constituées par Jean Boogaerts, responsable du refuge Héron (région de Gand et Deinze), rassemblent neuf dossiers individuels de membres et, surtout, un registre de fiches comprenant plusieurs centaines de cartes. Sur le recto de chaque fiche figurent les données d’identification de la personne, son grade militaire, la date d’entrée dans l’organisation et le grade obtenu au sein de l’Armée secrète. Les éventuelles distinctions honorifiques y sont également mentionnées. Au verso, on trouve un résumé des activités menées par l’individu dans la résistance.

Les archives réunies par Marie Noterman, responsable du réseau de renseignement Zig et du refuge de l’Armée secrète à Blankenberge, sont tout aussi précieuses. Elles comprennent plusieurs centaines de dossiers individuels de membres de l’AS. La plupart de ces dossiers contient une fiche standard et des attestations. La fiche reprend les données d’identification de la personne, le nom de celui ou celle qui l’a recrutée, la date d’engagement, un rapport sur ses activités, ainsi que, le cas échéant, des informations sur la répression allemande subie. Certains dossiers contiennent aussi de la correspondance et un formulaire du service social.

Dans les archives de Raphaël Schotte figure une quarantaine de dossiers individuels liés à cette organisation. Chaque dossier contient un questionnaire rempli en vue d’obtenir la reconnaissance comme «  résistant armé » de l’Armée secrète. Pour les membres décédé·es, on y trouve également des échanges de courrier avec la famille.

Où ?

 
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Les archives de la Ligue des V
Auteurs : Maerten Fabrice (Institution : CegeSoma/Archives de l'État) - Willems Bart (Institution : CegeSoma/Archives de l'État )
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