Qui ?
Le Groupe G se développe au sein des milieux antifascistes de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Après la guerre, deux personnes jouent un rôle essentiel dans la continuité du Groupe G : Robert Leclercq, dernier dirigeant sous l’occupation et secrétaire général de l’ULB, et Hubert Halin, très anticommuniste. L’organisation publie le Bulletin du Groupe G au moins jusqu’en 1976. Son fonds d’archives est confié, vraisemblablement dans les années 1980, au futur CegeSoma.
Quoi ?
Les archives du Groupe G sont particulièrement riches. Elles comprennent notamment trois registres de fiches :
- Premier registre de fiches : fiches concernant des membres reconnu·es et non reconnu·es du mouvement. Chaque fiche reprend, en plus des données d’identité habituelles, les dates de début et de fin d’activité, la région et le secteur concernés, ainsi que, le cas échéant, des informations sur les mesures de répression allemandes subies.
- Deuxième registre de fiches : renseignements sur les reconnaissances accordées ou refusées, les médailles et les distinctions honorifiques.
- Troisième registre de fiches : ensemble des attestations officielles de reconnaissance. Il existe également une liste de tous les membres, avec pour chacun·e la région d’activité, le numéro de dossier et le lieu de résidence.
Le fonds contient aussi tous les dossiers individuels des membres, classés dans l’ordre suivant : les membres du staff, les régions I à IX, la cellule CF 25 (des « Chemins de Fer »), le groupe du génie PP, la brigade de Luttre (en Hainaut) et l’Union des Patriotes Belges (UPB, Carnières, également en Hainaut).
Chaque dossier reprend les mêmes types de documents que ceux conservés à l’Office de la Résistance, parfois complétés par quelques pièces supplémentaires, comme des rapports d’activité plus détaillés, de la correspondance ou des coupures de presse.
Pour la cellule CF 25, une cinquantaine de formulaires individuels de demande de distinctions honorifiques sont conservés. Ils contiennent notamment un bref rapport indiquant la date et le lieu de l’acte exceptionnel ou du geste de courage, ainsi que des informations plus détaillées. Ces formulaires sont parfois accompagnés d’autres documents, comme des décisions de commissions de reconnaissance ou de révision, ou encore de la correspondance.
Les archives comprennent également la liste alphabétique des membres de l’UPB, avec leur lieu et leur date de naissance, ainsi qu’une cinquantaine de mini‑biographies de membres de l’organisation ayant été victimes de la répression allemande.
Des dossiers individuels concernant les dirigeant·es du Groupe G se trouvent aussi dans les archives de la Sûreté de l’État et de la SGARA (Service Général des Agents de Renseignements et d’Action), et ils sont en général beaucoup plus complets.





