Ecussiondul100.jpg
Mes recherches / Résistance / Les sources

Les archives du groupe L.100

Auteurs : Maerten Fabrice (Institution : CegeSoma/Archives de l'État) - Willems Bart (Institution : CegeSoma/Archives de l'État )

Pour citer cette page

Qui ?

Le groupe L. 100 n’est reconnu comme organisation de résistance que le 10 juin 1965, et cela uniquement grâce à la ténacité de son fondateur, Henri Javaux. Dès 1938, Javaux dirige un petit réseau de renseignement au service de la France. Au début de l’été 1940, ses supérieur·es l’obligent pourtant à mettre fin à sa mission. Il transforme alors ce réseau en un groupe de sabotage actif dans les chemins de fer.

Le groupe compte onze noyaux, principalement situés dans le sud du pays, mais aussi à Bruxelles et à Louvain. Après la guerre, le ministère de la Défense nationale estime que les membres de L. 100 ont travaillé pour la France — ou, du moins, pensent avoir travaillé pour la France — et refuse donc de reconnaître l’organisation. Une fois qu’il obtient finalement gain de cause, Henri Javaux s’efforce de «  rapatrier » vers L. 100 les membres de son groupe qui ont déjà été reconnu·es via d’autres organisations ou à titre individuel.

Les archives qu’il constitue dans la perspective de la liquidation administrative de son groupe sont transférées au CegeSoma en 2005.

Quoi ?

Les archives de l’organisation L. 100 sont particulièrement riches, surtout pour un mouvement qui compte à peine 300 membres reconnu·es. Elles comprennent notamment :

  • une liste générale contenant plusieurs dizaines de noms accompagnés de courtes notices biographiques : nom, prénom, date de reconnaissance comme résistant isolé, ainsi qu’un résumé des activités de chaque personne mentionnée ;
  • pour la direction et pour chaque section régionale : un rapport général, des attestations et des listes ;
  • une quarantaine de demandes d’attribution de grades dans la résistance en Belgique, parfois accompagnées de rapports d’activités détaillés ;
  • une cinquantaine de propositions d’honneurs ou de distinctions, également en Belgique, avec un rapport détaillé des activités et la mention honorifique proposée ;

des formulaires très complets contenant souvent un «  exposé circonstancié et détaillé des faits ayant entraîné la proposition », destinés à appuyer des distinctions françaises pour 270 membres.

Où ?

Le CegeSoma conserve l’ensemble des archives de L. 100 (AA1970) : liste générale (n°19), rapports par section (n°17-27), demandes de grades et de distinctions belges (n°62-67) et celles relatives aux distinctions belges (n°72-97) (consultable sur place ; inventaire consultable en ligne via Agatha).

Pour citer cette page
Les archives du groupe L.100
Auteurs : Maerten Fabrice (Institution : CegeSoma/Archives de l'État) - Willems Bart (Institution : CegeSoma/Archives de l'État )
https://www.belgiumwwii.be/mes-recherches/resistance/les-sources/les-archives-du-groupe-l-100.html