Qui ?
Le service Hotton est créé à la fin de l’été 1943 par la Special Operations Executive (SOE) britannique, avec l’accord du ministère belge de la Défense nationale. L’objectif est de frapper l’occupant par des actions militaires ciblant les voies de communication et les réseaux téléphoniques. La mission Hotton prend véritablement forme lorsque l’ingénieur civil Albéric Maistriau est nommé à la tête de l’organisation au début de l’année 1944. Comme il faut agir rapidement, Maistriau cherche à intégrer à sa mission des groupes qui ont déjà une expérience de sabotage. En quelques semaines, il parvient à rassembler autour de lui plusieurs équipes opérationnelles à Bruxelles et en Wallonie. Au total, cela représente environ 350 résistants et résistantes.
À partir de la fin mai 1944, l’organisation est fortement affaiblie par l’arrestation de plusieurs collaborateur·rices essentiel·les. Entre juin et septembre 1944, les membres sont surtout actifs au sein du groupe D dans le sud des provinces de Hainaut et de Namur. L’intégration du groupe Hotton au sein de l’Armée secrète apparaît relativement claire au moment de la Libération.
Quoi ?
Les archives du groupe Hotton comprennent 425 dossiers individuels d’agents et agentes. Certains dossiers ne contiennent qu’un seul document, d’autres sont beaucoup plus fournis. On y trouve par exemple le questionnaire détaillé de l’Armée secrète (GL), le formulaire « État de service GL », une fiche individuelle de l’agent·e, une fiche du Front de l’Indépendance (FI), la fiche officielle de l’Office de la Résistance, une proposition de distinction honorifique, des attestations et certificats, un rapport manuscrit d’activités, de la correspondance, etc.
Où ?
Le CegeSoma conserve les archives du groupe Hotton (AA 2512). Voir la section « Comment ? » ci-dessous pour plus de détail (consultable sur place ; sous condition).
Comment ?
Le CegeSoma dispose d’une liste complète des agents et agentes du groupe Hotton pour lesquels un dossier existe. Ces dossiers sont classés par section du groupe, puis, au sein de chaque section, par ordre alphabétique (AA 2512).
Les donateurs et donatrices ont toutefois exigé que ces archives ne soient consultables que par des étudiant·es ou des chercheur·ses professionnel·les. Concrètement, la démarche la plus efficace consiste à contacter le CegeSoma, qui indiquera la procédure à suivre pour obtenir — éventuellement — l’autorisation de consulter des dossiers généraux ou individuels.





