Belgique en guerre / Articles

Sicherheitshaft

Thème - Justice

Auteur : Roden Dimitri (Institution : ERM)

En instaurant la Sicherheitshaft en février 1941, l'occupant permet au Sicherheitspolizei-Sicherheitsdienst (Sipo-SD), son service de police, de punir ses adversaires politiques et les résistants sans passer par une condamnation judiciaire. Désormais, la police peut également faire enfermer préventivement des suspects sans que leur arrestation s'inscrive dans le cadre d'une instruction judiciaire.

Pendant les sept premiers jours qui suivent l'arrestation, la police peut décider souverainement de relâcher le suspect ou de le maintenir en détention. Si, après une semaine, la personne arrêtée a toujours le statut de suspect, il est possible de prolonger la détention au moyen d'un Sicherheitshaftbefehl (SHB) délivré par l'autorité militaire. Après un mois, le Sipo-SD doit libérer la personne arrêtée, la transférer à un conseil de guerre pour qu'elle y soit poursuivie ou demander à nouveau une prolongation du SHB. Si les poursuites semblent improbables mais que l'occupant juge malgré tout le suspect dangereux, il peut délivrer un SHB de durée illimitée. Ce qui entraîne généralement la déportation en camp de concentration. Combien de personnes ont-elles connu ce sort ? Des recherches complémentaires sont nécessaires pour s'en faire une idée.

Bibliographie

De Jonghe, Albert. “De Strijd Himmler-Reeder Om de Benoeming van Een HSSPF Te Brussel (1942-1944). Eerste Deel: De Sicherheitspolizei in België.” Bijdragen Tot de Geschiedenis van de Tweede Wereldoorlog 3 (1974): 9–81.

Roden, Dimitri. “"In Naam van Het Duitse Volk!” Het Duitse Krijgsgerecht En de Openbare Orde in Bezet België (1940-1944).” Ph.D. Thesis, Universiteit Gent, 2015.


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