België in oorlog / Artikels

Propaganda

Thema - Collaboratie

Auteur : Di Jorio Irène (Instelling : ULB/ARA)

Nederlandse vertaling volgt

La propagande peut être définie comme un processus de communication qui se sert de tous les médias disponibles afin de persuader et/ou mobiliser un groupe important d’individus à des fins multiples.  Avec l’avènement de la société de masse, elle devient un facteur profondément intégré à l’action politique.

Une arme indispensable dans une ‘guerre totale’

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les potentialités de la propagande de masse sont systématiquement exploitées. La radiophonie et le cinéma ont ébranlé le quasi-monopole dont avaient joui les médias imprimés durant la Grande Guerre.

Le caractère idéologique du conflit et la mobilisation de toutes les ressources nationales dans la ‘guerre totale’ font de la communication persuasive un facteur capital dans la stratégie déployée par l’ensemble des belligérants, tant du côté de l’Axe que du côté des Alliés.

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Instelling : CegeSoma
Collectie : Fonds Pierre-Paul Struye
Auteursrecht : Rechten voorbehouden
Oorspronkelijke legende : Zonder originele legende

Propagande en Belgique

Les formes de propagande que connaît la Belgique pendant la guerre s’inscrivent dans ce contexte mais se différencient par leurs acteurs, leurs finalités et leurs moyens.

Soucieux d’exploiter les ressources nationales pour nourrir son effort de guerre, l’Occupant met en place un appareil de censure et d’orientation des médias omniprésent. Parmi les nombreuses institutions actives dans ce domaine, la Propaganda-Abteilung (PA) exerce une influence prépondérante. Elle associe une politique classique de contrôle des mass-médias (presse, radio, cinéma) à une stratégie d’ingérence indirecte. Menée par le biais d’institutions belges, cette stratégie vise à limiter les réticences de l’opinion devant des organismes liés directement à l’Occupant. Face à l’audience limitée dont dispose la propagande des mouvements de collaboration  (Vlaams Nationaal VerbondRex,DeVlagAlgemeene SS Vlaanderen), l’Occupant juge plus rentable d’utiliser aussi à son profit la réputation des grands quotidiens d’avant-guerre, édités avec ou sans l’accord des propriétaires : c’est le cas des ‘journaux volés’ (La Nation Belge, Le SoirHet Laatste Nieuws).

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Instelling : CegeSoma
Collectie : Sipho
Auteursrecht : CegeSoma
Oorspronkelijke legende : Zonder originele legende

La résistance intérieure s’organise dans la clandestinité, et, à l’inverse, fournit un support multiforme à l’expression du refus. Sa propagande utilise surtout les supports de l’écrit, du simple graffiti au périodique imprimé. Par sa seule présence, elle montre la capacité d’agir des groupes qui luttent dans l’ombre. Elle joue également un rôle d’information d’autant plus important que toute publication ‘légale’ est soumise à la censure.

Les Alliés et le gouvernement belge à Londres fonctionnent comme relais partiel entre intérieur et extérieur : grâce à la radio, leur propagande passe par-dessus les frontières et – comme la presse clandestine – témoigne des limites du monopole que la PA prétend exercer sur l’information en territoire occupé, et du rôle stratégique et transversal de la propagande dans la ‘guerre totale’.

Bibliografie

Aron, Paul, et José Gotovitch, éd. Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique. Bruxelles: André Versaille, 2008.

Rase, Céline. Les ondes en uniforme : la propagande de Radio Bruxelles en Belgique occupée (1940-1944). Namur: Presses universitaires de Namur, 2011

Taylor, Philip M. Munitions of the mind: A history of propaganda. Manchester: Manchester University Press, 1995.


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